VANCOUVER – Alors que les XXIe olympiades d’hiver tirent à leur fin, des experts de l’Université de la Colombie-Britannique (UCB) s’affaireront à mesurer l’impact du grand événement sportif sur la ville de Vancouver et ses environs.
Les professeurs Bob Sparks, directeur de l’école de Kinésiologie, et Rob VanWynsberghe, de la Faculté d’éducation, dirigeront un programme de recherche sur les impacts sociaux, économiques et environnementaux des Jeux olympiques. Un premier rapport devrait être rendu en juin et deux autres sont prévus pour fin 2010 et 2013.
Ce programme représente la toute première étude post-olympique mandatée par le Comité international olympique (CIO). L’objectif de la recherche, qui sera effectué en fonction de 126 critères de mesures préétablis, consiste à user des résultats obtenus pour optimiser la durabilité des futurs Jeux de Londres, de Sotchi et de Rio de Janeiro.
De son côté, le professeur David Anderson de la Faculté d’éducation s’intéressera à la manière dont les citoyens de Vancouver se remémoreront le grand événement sportif dont l’ampleur est souvent comparée à celle de l’Exposition internationale que la ville avait accueillie en 1986.
« Du point de vue de la mémoire collective, les Jeux olympiques représentent un précédent important pour notre jeune ville », expliquait-il dans le cadre d’un panel de discussion tenu le 25 février dernier, au Centre international des médias de la Colombie-Britannique.
Le professeur Anderson en a également profité pour partager son étonnement face à l’émergence progressive d’une véritable culture civique à Vancouver. Celle-ci, marquée entre autres par une volonté marquée chez la population de participer à une expérience commune, représenterait un nouveau phénomène pour la perle tranquille du Pacifique.
« Je pense que certaines barrières culturelles et sociales sont tombées avec ces Jeux. On a par exemple vu s’accroître le niveau d’engagement communautaire chez différents groupes qui ont fait le choix de s’associer pour défendre certaines causes », a-t-il ajouté.
Sur une note plus concrète, les panelistes se sont notamment entendus pour dire que la ville a besoin de se doter pour l’avenir d’un véritable espace public de mobilisation. L’ambiance très festive à Vancouver étant sans doute la plus grande surprise de ces Jeux, l’épithète de « No Fun City » traditionnellement attribué à la ville pourrait ainsi vite devenir désuet.
Article rédigé dans le cadre du projet Franco Médias 2010. À voir sur le site www.francomedias2010.ca
