JO 2010 : Pleins feux sur le Manitoba français!

Geneviève Toupin. Crédit : F-O Dorais

VANCOUVER – Avec l’enivrante Geneviève Toupin et le versatile Daniel Roa, le Manitoba était bien représenté hier soir au petit « quartier français » de Granville Island, Place de la francophonie. Une programmation qui tombait à point, le 25 février dernier, en cette journée où la province des Prairies était également mise à l’honneur au BC place stadium avec les prestations de Doc Walker, Grand Analog et nul autre que Burton Cummings de la formation The Guess Who.

Originaire de la petite communauté de Saint-Claude, en périphérie de Winnipeg, c’est la jeune Toupin qui, tout sourire, a lancé le bal pour donner le ton de la soirée. « On a opté pour une formule un peu plus up-beat ce soir pour bien compléter la musique rythmée de Daniel », fait savoir la chanteuse à la voix enveloppante habituée de voyager entre le folk, le pop, la ballade et le country.

« L’espace et l’horizon influencent beaucoup les artistes des plaines. Il s’en dégage des lignes mélodiques et un côté aérien dans les voix. On me dit parfois au Québec que l’on entend les plaines dans mes chansons », rajoute-t-elle. Une démarche musicale qui s’exécute de façon plutôt inconsciente selon l’artiste, mais qui fait sans doute partie de l’équation du succès. Celle que l’on surnomme la sirène des plaines est comblée de pouvoir désormais vivre de son art dans la Mecque culturelle montréalaise.

« Le Québec est un marché très compétitif, mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce n’est pas un marché fermé. Pensons à Andréa Lindsay ou Damien Robitaille qui sont les preuves vivantes que le public québécois est curieux et prêt à découvrir »

Tout aussi inspirant et riche en prose, le multi-instrumentaliste Daniel Roa était également de passage sous les projecteurs de la scène Air Canada hier. Le chansonnier et ancien batteur professionnel originaire de Saint-Boniface a fait beaucoup de chemin sur la scène de l’Ouest canadien depuis qu’il fait carrière solo. « Après avoir été batteur à la pige pendant plusieurs années, j’ai vécu mon quarter life crisis. L’écriture a pris de plus en plus de place et m’a permis de m’ouvrir sur un autre monde, de découvrir d’autre niveau d’expression. »

Daniel Roa. Crédit : F-O Dorais

Un disque en poche, « Le Nombril du Monde », Daniel Roa carbure aussi à cette essence musicale qui semble caractériser la province manitobaine. « Il y a le mythe de Winnipeg vous savez, celui qui a enfanté des groupes excellents comme The Guess Who ou Crash Test Dummies. Les couleurs saisonnières et l’isolement géographique y sont pour beaucoup je pense. »

La musique est tantôt un exutoire, tantôt un véhicule à idées politiques pour le chanteur qui n’hésite pas à y aller de paroles parfois acérées, sans toutefois se quitter la zone de confort satirique. « Je suis un homme de paix, mais j’écris parfois pour m’exorciser », avoue-t-il. Très hétéroclite dans ses versants musicaux, il donne tantôt dans le pop, le rock, la balade et même le hip hop. « J’en suis encore à chercher mon propre son », a-t-il confié.

L’artiste profitera d’un séjour en France et en Suisse au cours du mois de mars prochain pour tâter le marché européen. Son premier album, lancé au printemps 2009, assure une relève artistique franco-manitobaine. Geneviève Toupin travaille présentement à la réalisation d’un projet musical sur son site web personnel. Elle en est toujours à digérer son tout premier album éponyme, sorti en novembre dernier.

Article rédigé dans le cadre du projet Franco Médias 2010.  À voir sur le site www.francomedias2010.ca

Laisser un commentaire

Classé dans Uncategorized

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Twitter picture

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s