février 3, 2010

EN ROUTE VERS LES JEUX : Quelques faits et chiffres intéressants…

Budget de fonctionnement des Jeux : $1 629 269 000

Estimation du coût total des évènements selon le groupe 2010Watch : plus de $6 milliards

Estimation du montant qui devra être dépensé par la province de la Colombie-Britannique en plus de sa contribution de base : $170 millions

Dette des JO de Montréal payée par les contribuales Québécois : $1,5 milliards

Coût de construction de l’Anneau de Richmond : $63 110 000

Coût de construction du Centre des sports de glisse de Whistler : $104 900 000

Droits de marketing remis au Comité International Olympique (CIO), au Comité International Paralympique et au Comité Olympique Canadien : $197 217 000

Montant offert par les commanditaires officiels international et national des Jeux : $961 404 000

Budget d’aménagement des sites fournis par la province de la Colombie-Britannique et le gouvernement fédéral : $290 000 000 pour chaque palier pour un total de $580 000 000

Montant de la facture actuelle du gouvernement fédéral pour les Jeux olympiques de Vancouver : $1,23 milliards

Montant déboursé pour la sécurité jusqu’à présent : près d’un milliard de dollars

Montant pour la sécurité initialement prévu : $175 millions

Déploiement des effectifs de sécurité : 900 caméras de surveillance additionnelle, 6000 agents de police, 4500 militaires et 5000 agents de sécurité

Nombre de bénévoles attendus : 25 000 

Nombre visé de bénévoles bilingues : 3500

Nombre de médailles remises aux JO de Vancouver 2010 : 258

Nombre de membres au CIO : 108

Nombre de femmes membres au CIO : 17

Estimation du nombre d’emplois créés en Colombie-Britannique par les JO entre 2003 et 2007 : 10 500

Nombre d’édifices et d’unités pour ménages à faibles revenus fermés à Vancouver depuis 2007 dans l’intention d’être revendus ou transformés en condos : 9 édifices et 448 unités

Coca-Cola, l’un des principaux commanditaires officiels des Jeux, prévoit vendre plus de sept millions de breuvages pendant la durée des évènements.

Prix d’un billet catégorie A pour la cérémonie d’ouverture : $1 100

Nombre de billets achetés  à l’avance par le gouvernement fédéral dont plus de la moitié sont destinés aux députés fédéraux, sénateurs et bureaucrates : 1494 au coût de 447 000$

Nombre de flambeaux fabriqués par Bombardier pour le relai de la flamme Olympique : 12 000

Le Ghana, les Bahamas, le Gabon et les Îles Caïmans feront leur première entrée aux Jeux Olympiques d’hiver en 2010.

Prévision de température quotidienne à Vancouver et à Whistler Creekside (site alpin) du 12 au 28 février 2010 (moyenne) : 4.8°C et -5.2°C

Vancouver sera la première ville hôte de l’histoire des Jeux à allumer la flamme olympique dans un édifice fermé (BC Stadium)

Date de mise à l’encan de l’entreprise Intrawest, possédant notamment la station de ski Whistler Blackcomb : le 19 février 2010

Article rédigé dans le cadre du projet Franco Médias 2010. À paraître sur le site www.francomedia2010.ca

février 3, 2010

EN ROUTE VERS LES JEUX : Au croisement du genre et du sport; entrevue avec la sociologue Suzanne Laberge de l’Université de Montréal

Crédit : stock.xchng

OTTAWA, 11 janvier 2009 – Peu avant Noël, la Cour suprême du Canada refusait d’entendre l’appel de femmes souhaitant inscrire le saut à ski féminin aux épreuves des Jeux olympiques de Vancouver. Dur revers pour celles qui avaient fondé beaucoup d’espoir en invoquant la priorité de la Charte des droits et libertés sur la décision des organisateurs des Jeux de ne retenir que les compétitions masculines de saut à ski.

Antérieurement à cette décision rendue par la plus haute instance juridique du pays, nous nous sommes entretenus avec Suzanne Laberge, sociologue à l’Université de Montréal spécialisée dans la sociologie du sport, afin de discuter plus en détails des enjeux entourant la problématique du genre dans le sport.

Comment avez-vous réagit face à la décision de la Cour d’appel de la Colombie-Britannique rendue en novembre dernier et estimant que l’exclusion du saut à ski féminin ne relevait pas de la Charte canadienne des droits?

La Cour n’avait pas de pouvoir. Il ne faut pas oublier que le sport est un milieu associatif et au même titre que la religion, le gouvernement a un pouvoir d’action très limité. Il peut par exemple intervenir dans les cas de dopage en retirant ses appuis financiers à un athlète comme ce fut le cas pour Ben Johnson, mais sans plus. Ce sont les associations sportives (Comité International Olympique, fédérations Internationales et nationales, etc.) qui sont maîtres d’œuvre de leurs participants.

Dans ce cas, quelle lecture faites-vous des conséquences d’une telle décision par rapport à la problématique du genre dans le sport?

D’une part, je ne pense pas que l’enjeu ait fait tant de vagues que ça. D’autre part – et là c’est la sociologue qui parle, je ne prends pas position mais rend plutôt compte de la réalité – c’est une décision qui sera regardée sous des angles très différents compte tenu des enjeux différents. Les groupes féministes ont pour enjeux l’équité et, bien sûr, les questions d’image et de principes. De leur côté, les fédérations sportives vont réagir sur la base de critères spécifiques. Il y a des règles pour qu’une discipline soit acceptée aux Jeux Olympiques. Or, il s’avère que l’épreuve de saut à ski féminin ne répondait pas à certains critères. C’est deux positions qui s’affrontent.

Selon vous, le sport participe-t-il à une cristallisation des représentations que nous pouvons avoir de la masculinité et de la féminité ou représente-t-il plutôt un espace où peuvent être renégociés ou redéfinis ces construits sociaux? 

Je pense que c’est les deux. Vous avez certains sports qui exacerbent des qualités (entendues ici au sens de manière d’être ou d’agir) masculines, comme l’haltérophilie, et d’autres, comme la nage synchronisée, qui exacerbent des qualités féminines. Seulement, du moment que les fédérations sportives ont été encouragées à mousser leur membership, les femmes ont fait leur entrée dans certains sports pour lesquels elles étaient socialement exclues. D’où la deuxième partie de votre question; le fait que nous ayons des filles aujourd’hui qui font de la boxe ou de l’haltérophilie est une forme de contestation, de remise en question des représentations stéréotypées de genre.

Est-ce que la culture sportive « nord-américaine » valorise une représentation de la masculinité et de la féminité dans le sport qui soit différente d’ailleurs?

D’abord, réglons un point; on ne peut parler d’une seule culture sportive dans une approche sociologique. La plupart des sociologues s’entendent depuis les années 1980 pour parler de cultures sportives au pluriel. Les cultures seront par exemple très différentes selon si l’on parle d’un sport individuel ou en équipe. En ce sens, chaque discipline, voire chaque épreuve, a ses distinctions dans la manière de traiter son corps par exemple ou encore dans la façon de concevoir l’entraînement. Si l’on avait à identifier un tronc commun dans toute cette diversité, ce serait sans doute la compétition et le dépassement de soi. Or, pour répondre à votre question, il faudrait en fait comparer des disciplines sportives en particulier. Dans le cas du soccer par exemple, plus spécifiquement sur la question du genre, on note des différences marquées. Les filles d’ici qui pratiquent le soccer n’ont pas l’impression de pratiquer un sport de gars, une réalité bien différente de l’Europe, où ce sport est tout de suite associé au genre masculin. Il est par ailleurs intéressant de constater que la dynamique s’inverse lorsque l’on étudie le hockey.

Comment expliquer alors que ce soit les « sports masculins » qui connaissent le plus d’engouement?

Je dirais que c’est la résultante d’une certaine subjectivité historique propre à la tradition sportive. À titre d’exemple – et ce n’est plus un secret – les Jeux Olympiques modernes ont été revitalisés en 1869 avec une vision essentiellement masculine qui excluait la participation des femmes. Il a fallu attendre la mouvance féministe des années 1980 pour que la donne change. Les changements se sont aussi réalisés sous le coup de Juan A. Samaranch, président du CIO de 1980 à 2001 et artisan d’un projet de réorientation du mouvement olympique, qui favorisa l’intégration de plusieurs disciplines sportives féminines dans les compétitions.

Suzanne Laberge est professeure au département de kinésiologie de l’Université de Montréal. Spécialisée en sociologie de l’activité physique et du sport, elle s’intéresse notamment à la conception de la féminité et de la masculinité en relation avec la pratique sportive chez les adolescents.

Article rédigé dans le cadre du projet Franco Médias 2010. À paraître sur le site www.francomedia2010.ca

janvier 30, 2010

EN ROUTE VERS LES JEUX : Relais de la flamme : L’un des artisans derrière la conception du flambeau

Bruno Comtois, chef ingénieur chez Bomardier Aéronautique. Crédit : Bruno Comtois

OTTAWA – Alors que les Jeux olympiques de Vancouver approchent à grands pas, nous rejoignons au téléphone Bruno Comtois à l’usine québécoise de Bombardier, où sont produits les 12 000 flambeaux pour le relais de la flamme olympique, entamé le 30 octobre dernier.

 Le lieu d’assemblage est gardé secret, pour des motifs de « sécurité industrielle ». Au bout du fil, le timbre de voix anxieux mais d’une franchise sans borne, le chef ingénieur auprès de Bombardier Aéronautique en est encore à chercher son aise face aux demandes d’entrevues médiatiques qui se multiplient à l’approche des Jeux.
 
« (La sollicitation des médias) ça a été initialement un gros stress pour moi », concède-t-il. « (…) mais en même temps, ça me sort d’une zone de confort et ça me permet de me remettre en question. C’est très enrichissant. »
 
Diplômé de l’Université de Sherbrooke en génie mécanique, ce Québécois de 38 ans travaille depuis près de 15 ans pour la multinationale canadienne. Après une solide expérience technique acquise notamment en travaillant sur les ailes du Challenger puis sur le cockpit du Global Express, il s’intéresse depuis les dernières années au processus de fabrication et à la conception de produits.
 
En novembre 2007, fort d’une expérience significative en ingénierie, Bruno Comtois est sélectionné pour être l’un des responsables de la conception des flambeaux pour les Jeux olympiques de 2010.
 
« J’ai accepté sans réfléchir, pensant qu’il s’agissait d’un projet relativement peu compliqué; après tout, on fait des flambeaux depuis 1936! Mais j’ai vite constaté l’ampleur du défi après mes premières réunions avec le comité olympique. On parle bien de produire 12 000 flambeaux en six mois! »
 
La composition
 
D’une hauteur d’environ un mètre, le flambeau olympique présente un design courbé inspiré par le paysage hivernal du Canada et peut résister tant aux températures froides de Whitehorse qu’au climat doux de l’île de Vancouver. Sa résistance en altitude est fixée à 2 100 mètres. Muni de deux brûleurs permettant une combustion d’une durée de douze minutes et d’un poids équivalent à celui d’un bâton de ski, il est composé d’aluminium anodisé, d’acier inoxydable, de cuivre et autres matériaux composites. Au total, il se constitue à 95% de produits canadiens, un point auquel Bruno Comtois tenait beaucoup.
 
« Il fallait entre autres que la flamme soit belle et opaque. Il y avait aussi le côté sécurité très important pour Bombardier. Enfin, on devait également respecter certaines couleurs, un requis de forme qui représente le Canada et certaines considérations techniques liées à l’environnement. »
 
Mais malgré tous ces critères de conception et de sécurité à prendre en considération, en est-il arrivé à s’approprier le projet pour lui donner une touche personnelle?
 
« Je dois dire que c’est à mon avis le plus beau des flambeaux! C’est mon bébé! Je me suis vraiment beaucoup investi et souvent, par réflexe, je le tiens comme un bambin dans mes bras », confie-t-il avant de rappeler que c’est aussi et surtout le fruit d’un grand travail de collaboration.
 
En effet, plus de 175 équipes de quatre assembleurs travaillent sur la production des flambeaux depuis août dernier. « On a même donné l’opportunité aux assembleurs de signer leur nom à l’intérieur des flambeaux assemblés ».
 
Les défis
 
À titre de chef ingénieur, Bruno Comtois avait pour tâche de piloter le projet pour la division aéronautique en rassemblant les experts, en s’assurant de respecter les délais prescrits par le comité olympique et surtout, en s’impliquant activement dans la conception du flambeau, notamment dans son volet esthétique.
 
« Le plus gros défi, explique-t-il, fut au niveau de l’assemblage et de la fabrication. Chez Bombardier, on a un rythme de fabrication assez lent compte tenu de notre spécialisation dans le matériel de transport. Comme les flambeaux ont impliqué une production plus rapide, il a fallu penser un nouveau centre d’assemblage basé sur le « lean manufacturing ». Au niveau de la production on a dû repenser la manière de concevoir nos pièces et le choix des matériaux. Pour ce faire, il a fallu s’inspirer d’autres technologies. »
 
S’il est impossible de connaître le coût total de fabrication des flambeaux en vertu des obligations contractuelles de Bombardier, chacun des 12 000 coureurs qui auront porté la flamme entre octobre 2009 et février 2010 aura l’opportunité de se procurer le flambeau pour la somme de 349$.

Article publié sur les site de Franco Médias 2010 et de  francopresse.ca puis dans l’Express d’Ottawa (édition du 15 janvier 2010)

janvier 29, 2010

EN ROUTE VERS LES JEUX : Le pronostic de Graham Fraser (entrevue du 25 nov. 2009)

Crédit : APF/Danny Joncas

OTTAWA – À titre de chien de garde en matière de langues officielles au niveau fédéral, le commissaire aux langues officielles Graham Fraser sera l’un des spectateurs les plus attentifs lors des prochains Jeux olympiques d’hiver, qui auront lieu en février 2010 en sol canadien.

Alors que les villes de Vancouver et de Whistler se préparent à accueillir le monde, le commissaire se donne comme mandat d’évaluer jusqu’à quel point tant le comité organisateur des Jeux que les agences fédérales impliquées pourront faire refléter la dualité linguistique canadienne lors de cet événement. Graham Fraser nous livre ses impressions dans l’entretien qui suit.

François-Olivier Dorais : Depuis votre intervention en septembre 2009, où vous vous disiez inquiet par rapport à l’atteinte de certains objectifs clés du COVAN en matière de bilinguisme, comment ça augure maintenant, à moins de trois mois des Jeux?

Graham Fraser : D’abord, j’étais très content que Patrimoine Canada réagisse en annonçant une injection supplémentaire de 7,7 millions de dollars pour le dossier linguistique, pour la traduction, l’affichage et les cérémonies de médailles. On a aussi constaté des améliorations à Parcs Canada, à Service Canada et chez les autorités aéroportuaires de Toronto. Mais on a encore des préoccupations en matière de capacité et de « réflexe ». Certaines institutions fédérales, comme l’aéroport de Vancouver, ont toujours de la difficulté à garantir une prestation de services dans les deux langues. On se pose aussi toujours la question pour les bénévoles, où il n’y a pas beaucoup de marge de manœuvre. Je ne suis pas sûr non plus à quel point on aura ce réflexe d’accueil, ce réflexe de faire en sorte que les cérémonies ou les commentaires aux cérémonies seront dans les deux langues.

F.-O.D : Comment l’évaluation sera-t-elle menée sur le terrain?

G.F. : Une équipe fera une évaluation sur le terrain. Il y aura aussi un service de plaintes sur place qui pourra réagir aux problèmes de façon immédiate. J’irai aussi personnellement faire une visite. Après la tenue des Jeux, un rapport sera produit pour l’automne 2010 et, de façon moins formelle, je m’attends à ce que les comités parlementaires me convoquent pour entendre mes commentaires.

F.-O.D : Avez-vous senti une résistance de la part des autorités de Vancouver pour intégrer la question des langues officielles dans leur démarche?

G.F. : Oui et non. Je n’ai pas senti de résistance, surtout au début. Je pense qu’en principe ils étaient très favorables, mais ils n’avaient pas ce réflexe dont je vous parle. Ils ont trouvé ça difficile parce qu’ils n’étaient pas conscients de tout le travail que leurs engagements initiaux impliquaient.

F.-O.D : Est-ce normal qu’il n’y ait qu’un seul francophone parmi tous les membres réunis du comité de direction et du conseil d’administration du COVAN?

G.F. : Ça rend le réflexe de dualité linguistique beaucoup plus difficile. Le problème avec ça, c’est que la dualité linguistique ne fait pas partie de l’expérience vécue des gens à la table et ça fait en sorte que l’on oublie certaines choses. Je ne veux pas parler de ce qui est normal ou non, mais c’est clair que ça rend la tâche plus difficile.

F.-O.D : Dans le contexte des Jeux olympiques, sentez-vous que dans le dossier linguistique, le critère de bilinguisme fut trop souvent subordonné aux aléas politiques et économiques du pays?

G.F. : Je pense que toutes les questions reliées aux Jeux ont été rendues plus difficiles en raison de l’état de l’économie. La crise économique n’a épargné personne et la question de la dualité linguistique n’a pas échappé à cette difficulté.

F.-O.D : On a l’impression des fois que vous êtes le seul à réclamer un traitement équitable pour le français aux Jeux olympiques. Au cours de la dernière année, on a constaté peu de mobilisation dans les médias nationaux et communautaires et les groupes de pressions se sont faits discrets. Le français est-il devenu cet « irritant qu’on préférerait oublier », comme on l’a déjà entendu?

G.F. : Si l’on fait la comparaison avec Calgary, Salt Lake City, Turin et d’autres Jeux, je pense que la question linguistique est plus présente. Si on regarde les efforts qui ont été faits par le consortium pour améliorer le dossier linguistique et le progrès que l’on a fait depuis le début, si on considère le rôle de la Fondation canadienne pour le dialogue des cultures aux Jeux de 2010, la présence d’un comité consultatif sur les langues officielles qui inclut Jean-Pierre Raffarin, la présence de Pascal Couchepin qui sera le Grand Témoin de la francophonie pour ces jeux-ci, etc. Si on compare tout ça avec les Jeux antérieurs qui se sont déroulés en Amérique du Nord, je pense que ça démontre que l’on est plus conscients du dossier linguistique.

F.-O.D : Avez-vous entendu des jeunes ou des organisations jeunesse s’exprimer sur le dossier du bilinguisme aux Jeux olympiques? Constatez-vous une sensibilité moins prononcée chez eux pour ce type d’enjeu?

G.F. : Je ne peux pas vous nommer d’organisations en particulier mais je dirais qu’il y a un remarquable niveau d’appui pour la dualité linguistique chez les jeunes. La jeune génération regarde beaucoup plus vers le monde et comprend que la dualité linguistique facilite cette démarche. Ça ouvre les yeux, nous permet de comprendre d’autres cultures et de décoder le monde. Ce sont plutôt les vieilles générations qui voient la présence d’une autre langue officielle au Canada comme une menace ou une lutte avec un parti qui doit gagner et un autre qui doit perdre.

F.-O.D : Avez-vous l’impression que vous auriez pu en faire plus au cours de la dernière année pour garantir un maximum de parité linguistique aux Jeux olympiques?

G.F. : Je ne suis pas prêt à faire une analyse rétrospective de mes interventions parce que l’on n’a pas encore les résultats. C’est néanmoins la première fois que le Commissariat aux langues officielles fait autant de travail avant les Jeux pour essayer d’identifier les problèmes, pour travailler de façon collaborative avec des institutions en leur rappelant leurs obligations. J’aurais pu choisir d’intervenir après coup pour dire ce qui aurait dû être fait, mais j’ai jugé qu’il était plus constructif d’être proactif et préventif. Mais, au final, nous n’avons pas la responsabilité pour la prestation de services, on ne fait qu’identifier les problèmes.

F.-O.D : Qu’est-ce que le dossier du bilinguisme aux Jeux olympiques vous a appris sur votre rôle en tant que commissaire aux langues officielles?

G.F. : Ça m’a appris que même 40 ans après l’adoption de la Loi sur les langues officielles, le bilinguisme au Canada ne fait pas partie du réflexe de beaucoup d’institutions et que l’on oublie parfois que la dualité linguistique fait partie de notre identité. Mais personne n’a jamais remis en question mon rôle, au contraire, bien des gens constatent l’utilité de mon travail et à quel point le dossier linguistique est important.

Texte publié sur francopresse.ca ici

janvier 29, 2010

Lancement officiel du projet Franco Médias 2010

Crédit: www.francomedia2010.ca

Lancement officiel du projet Franco Médias 2010 le 14 décembre 2009 à Montréal.

Article sur francopresse.ca ici

Site web du projet ici

Vidéo promotionnelle ici

Plus de détails à venir…

————————————————————————-

Réécoutez dans les billets précédents quelques-unes des entrevues réalisées pour l’émission Autour du bloc, diffusée sur les ondes de CHUO 89.1 FM de mai 2009 à décembre 2010.

octobre 15, 2009

Restituer un questionnement national canadien-français

De gauche à droite: Serge Miville, Jean-François Laniel et Kateri Létourneau. Crédit : Andréanne Germain

De gauche à droite: Serge Miville, Jean-François Laniel et Kateri Létourneau. Crédit : Andréanne Germain sur LaRotonde.ca

Assurer la pérennité et l’épanouissement de la francophonie canadienne, voilà le très modeste objectif que ce sera donné La Relève, nouveau journal francophone, pancanadien et étudiant.

Autour du bloc s’est entretenu avec Jean-François Laniel, son rédacteur en chef et Serge Miville, chef de pupitre de la section Actualités. Une discussion intéressante sur l’importance de raviver un questionnement national canadien-français chez les nouvelles générations.

La discussion (19:36)

Jean-François Laniel et Serge Miville – [Télécharger]

septembre 12, 2009

La Rotonde, 77 ans plus tard

Source : www.LaRotonde.ca

Crédit : www.LaRotonde.ca

Rencontre avec deux générations de rédacteurs en chef de La Rotonde, le journal étudiant francophone de l’Université d’Ottawa fondé en 1932. Gaétan-Philippe Beaulière, actuel commissaire aux affaires externes de la GSAED et Mathieu Gohier, actuel rédacteur en chef de l’hebdomadaire, livrent leurs opinions sur le rôle des médias étudiants et sur leur avenir dans la communauté à l’heure où la presse écrite est un médium appelé à se transformer. On discute également d’engagement étudiant francophone sur le campus de l’Université d’Ottawa.

La Rotonde est disponible en version papier tous les lundis dans les présentoirs de l’Université d’Ottawa.

La discussion (17:43)

Gaétan-Philippe Beaulière et Mathieu Gohier – [Télécharger]

 

septembre 12, 2009

Patricia Dostie: les vertus de l’intégration communautaire

AISO

Crédit : AISO

Entretien avec Patricia Dostie, directrice générale de l’Association pour l’intégration sociale d’Ottawa. Actif depuis le début des années 1990, l’organisme a pour mission de  » favoriser l’autonomie et promouvoir l’intégration de la personne francophone intellectuellement handicapée au sein de la communauté franco-ontarienne d’Ottawa ».

Une discussion sur l’intégration sociale ancrée dans une philosophie visant l’autonomie, l’initiative, le travail d’équipe et la responsabilisation. On aborde également l’épineux problème de la désinstitutionalisation psychiatrique qui a frappé l’Ontario au cours des deux dernières décennies et du relais qu’a depuis pris la sphère communautaire.

Ce sont des parents qui ont élevé la voix et qui se sont fait entendre et qui ont dit « nous on veut revoir nos enfants ». Il y a eu des drames familiaux extrêmement tristes et de l’assimilation francophone dans certaines de ces institutions [...] Nous, les agences, on s’assure que les services soient tous en place, bien préparés pour accueillir les gens de la communauté. Juste à Ottawa, il y a 18 agences qui offrent des services aux personnes ayant une déficience intellectuelle.

L’entrevue (24:52)

Patricia Dostie - [Télécharger]

août 22, 2009

Rencontre avec Chantal Beauvais, rectrice de l’Université St-Paul

Crédit : Université St-Paul

Crédit : Université St-Paul

Un entretien avec Chantal Beauvais, nouvelle rectrice de l’Université St-Paul dont la nomination a suscité un vif intérêt dans la communauté d’Ottawa non seulement du fait qu’elle est la première femme à accéder à la tête de l’institution, mais aussi parce qu’elle n’était pas une candidate membre de la communauté des oblats,  ordre religieux qui a jusqu’à aujourd’hui présidé aux destinées de l’Université. Mme Beauvais accepte de nous rencontrer dans le tourbillon des préparatifs pour la rentrée scolaire 2009 et prend une pause pour revisiter son parcours intellectuel, académique et communautaire en plus de nous exprimer sa vision de l’Institution universitaire contemporaine.

Des articles de journaux locaux suite à la nomination de Mme Beauvais ici et ici.

L’entrevue (35:00)

août 17, 2009

Une heure avec Pierre Bergeron

Pierre_Bergeron

Crédit : LeDroit

Autour du bloc accueille au micro Pierre Bergeron, journaliste, éditorialiste et ancien directeur général du journal Le Droit. Né à Chicoutimi en 1946, il fait ses études en théologie et en administration des affaires à Ottawa avant d’entamer une brillante carrière dans le monde des médias. Une passion qui le mènera entre autres dans les milieux de l’édition et de l’administration des médias. Au Droit, il côtoie Fulgence Charpentier et travaille sous l’administration oblate des années 1970 et 1980. Comment la mission du journal a-t-elle évolué au cours des trente dernières années? Quel est le travail d’éditorialiste et quel est son rôle dans une communauté comme celle d’Ottawa-Gatineau? Venu à Ottawa depuis un Québec alors en plein bouillonnement nationaliste, comment arrive-t-il à épouser la cause franco-ontarienne? M. Bergeron s’ouvre et nous livre en toute spontanéité un condensé de son expérience dans la région.

Au Saguenay, on a développé une mentalité fière et cette importance que l’on met dans nos institutions. En d’autres termes, dotons-nous de nos outils pour nous développer pour être autonomes chez nous et c’est comme ça que l’on va développer notre collectivité. J’ai apporté cette mentalité là dans tous mes engagements comme éditeurs, comme éditorialiste ou encore pour la cause franco-ontarienne.

L’entrevue (51:20)